Sydney-Nouméa-Paris, dans les coulisses du voyage d'Emmanuel Macron.
Envoyé spécial à bord de l'avion présidentiel
La voiture d'Emmanuel Macron s'immobilise au pied de l'avion présidentiel. Son voyage en Nouvelle-Calédonie s'achève ici, sur l'aéroport de la Tontouta. Le temps de saluer les officiels de l'archipel qui l'attendent au pied de l'escalier, de prendre une dernière photo avec les gendarmes de l'aéroport, d'adresser les derniers remerciements, le voilà qui gravit les marches. Un peu plus lentement que d'habitude. La fatigue s'est accumulée. Sur le tarmac de la Tontouta s'achève un périple d'une semaine au bout du monde.
Six jours non-stop à enchaîner les discours, les entretiens bilatéraux, les visites, les cérémonies, les séances de travail, les remises de décoration, les dîners et déjeuners, officiels ou non, les conférences de presse… Six jours non-stop aussi à garder un œil sur la France qui, en ce mois de mai 2018, voit resurgir ses démons d'il y a cinquante ans, lorsque la convergence des révoltes étudiantes et ouvrières avait plongé le pays dans la dernière grande crise de son histoire. Mais Sydney n'est pas Baden-Baden, pas plus que Nouméa. Emmanuel Macron n'a pas quitté le pays sans prévenir, comme le général de Gaulle en mai 1968.