UN JOUR À TEHERAN
© ARTE – ALEGRIA PRODUCTIONS.2018
5 Films de 26 minutes et 2 films de 52 minutes
Réalisés par Hamid Jafari, Shiva Sanjari, Ebrahim Mokhtari, Zohreh Soleimani et Esmaeel Monsef
Produits par Christine Camdessus et Serge Gordey
Distribution : LUCKY YOU
Une série documentaire afin de partager l’expérience de la vie de dix millions d’habitants de la capitale de l’Iran. Traiter de la vie quotidienne, et non pas la vie magnifiée des grands récits héroïques - la vie telle qu’elle est, telle est l’ambition de cette série documentaire.
Les auteurs de « Un jour à Téhéran » sont tous des réalisateurs iraniens, hommes et femmes, vivant en Iran. Ils ont choisis des lieux, personnages, histoires qui sans prétendre être « représentatifs » sont en tous cas significatifs et révélateurs de la vie dans leur immense ville.
Des dizaines de personnes ont été rencontrées pour aboutir à un choix plus restreint. C’est au fur et à mesure que ce travail s’est accompli, que des thèmes, des lignes de récit se sont affirmées. Rien de préconçu et « plaqué », donc mais bien un va-et-vient constant entre le regard curieux, tendre, amusé, jamais malveillant de notre équipe, et les réalités complexes d’un pays qu’ils connaissent intimement. Se sont imposés ainsi des choix de sujets, d’histoires, de lieux, de procédés narratifs récurrents.
La diversité a été le principe directeur : différents milieux sociaux, différentes générations d’hommes et de femmes, quartiers populeux du Sud et quartiers aisés du Nord, pratiques différentes de la religion… C’est ainsi que l’on découvre un salon de beauté où les femmes disent leurs quatre vérités sur leurs vies, leurs amours, les hommes ; un café mobile où deux jeunes partent à la rencontre des habitants de Téhéran grâce aux réseaux sociaux très actifs en Iran ; une ancienne sans-abri toxicomane, devenue travailleuse sociale, qui vient au secours de ceux qui ont besoin d’une seconde chance ; le maître de cérémonies de funérailles et fêtes religieuses dont le métier est d’aider les croyants à pleurer d’émotion pour se rapprocher du paradis ; la démarche singulière d’un ermite qui aide les arbres à vivre et survivre dans la montagne au Nord de Téhéran où les habitants viennent s’échapper de la pollution.
Dans chaque film, on rencontre des « vendeurs de poème » : il s’agit d’une tradition perse immémoriale qui veut que l’on tire à la courte paille un poème issu de la tradition littéraire classique, qui suggère à l’acheteur des indications plus ou moins explicites quant à la manière de mener sa vie ce jour-là, autrement dit comment infléchir son destin - ce que l’on appelle la liberté ?
Il s’agit avec « Un jour à Téhéran » de rencontrer un Iran réel, qui ne correspond ni aux rêves éveillés de ses dirigeants ni aux préjugés qui se répandent en Occident. Un pays sombre et déprimé ? Sans doute mais aussi une société où l’espoir de la jeunesse et du peuple est ce qui rend la vie possible.