🚬 Visite de la maison Gainsbourg est ouverte au public, 32 ans après la disparition de l'artiste !

Опубликовано: 26 Сентябрь 2026
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La maison de Serge Gainsbourg ouvre ses portes au public à partir du mercredi 20 septembre. Sa maison est restée quasiment intacte et va enfin dévoiler tous ses secrets. Une plongée dans l'intimité du chanteur.

Mercredi 20 septembre marque la date d'ouverture de la maison de Serge Gainsbourg au public. Une maison qui nourrissait tous les fantasmes, et qui livre enfin ses secrets. Rien n'a changé depuis sa mort. "Je n'ai rien touché, je n'ai rien bougé. C'est un lieu qui est modeste, et c'est ça qui me frappe aussi quand on pense au génie qu'il était", indique sa fille Charlotte Gainsbourg, comédienne et chanteuse.

Un collectionneur et un sentimental
Dans son salon, on découvre les pianos sur lesquels il avait l'habitude de composer, mais aussi une photo nue de Brigitte Bardot, ses vinyles et ses nombreux livres, ou encore un télégramme amoureux de Jane Birkin et un cendrier avec quelques mégots. Serge Gainsbourg était un collectionneur et un sentimental. Cette visite est comme une plongée dans son intimité, racontée par la voix émue de Charlotte Gainsbourg, qui livre dans un audioguide tous ses souvenirs d'enfance.

À Paris, le 5 bis rue de Verneuil est devenu une adresse mythique. Et un lieu de recueillement. La maison de Serge Gainsbourg, ouverte au public depuis le mercredi 20 septembre 2023, est indissociable du chanteur et de son œuvre.

Dans cette artère du quartier chic de Saint-Germain-des-Prés, inutile de connaître le numéro exact de la demeure, figurant dans tous les guides touristiques. Elle est repérable à distance à ses tags et autres graffitis, qui ornaient déjà la façade du vivant de l'artiste, au grand dam des riverains. « Voilà, c'est chez moi. Je ne sais pas ce que c'est : un sitting-room, une salle de musique, un bordel, un musée... », disait l'artiste de ce cocon -les anciennes écuries d'un hôtel particulier, acquis fin 1967.

Outre la famille proche, seuls quelques privilégiés ont pu accéder à l'intérieur de ce quasi-mausolée depuis sa mort sur place, en 1991. « Jean-Paul Belmondo passait en voisin. Karl Lagerfeld aussi. (...) Ce n'était pas des visites secrètes mais discrètes », confiait en 2021 au Figaro un ami de l'artiste, Jean-Pierre Frioul, qui a veillé sur les lieux de 1984 à 2013.

Rien n' a bougé
Il y a bien eu plusieurs tentatives d'effraction, la maison a même failli brûler un jour mais rien, selon lui, n'a bougé depuis sa mort. Pas même le Zippo ni les mégots de Gitanes fumées à la chaîne, qui trônent encore dans les cendriers. « Tous les jours, il fallait aérer, dépoussiérer et remettre chaque chose à sa place. Dans le frigo, je changeais les conserves quand elles menaçaient d'exploser », raconte encore l'ex-gardien du sanctuaire.

Plutôt exiguë, la maison a abrité les amours de Serge Gainbourg avec Jane Birkin puis avec Bambou. Charlotte, sa grande sœur Kate née d'une première union de Jane, et Lulu le plus jeune fils du chanteur, y ont vécu enfants. Elle a également été un lieu propice à la création pour l'artiste, qui y a écrit et composé ses plus grands titres.

Paris Ile-de-France
130m² au 5 bis rue de Verneuil dans le 7e arrondissement. C'est là que se trouve la maison de Serge Gainsbourg, intacte depuis la mort de l'artiste en 1991. Elle se transforme en musée, la billetterie a été prise d'assaut et les plus chanceux étaient au rendez-vous ce matin.

Plus de 30 ans après la mort de Serge Gainsbourg, le 5 bis rue de Verneuil devient un musée. Une visite pour approcher l'intimité de Serge, Jane, Charlotte et Kate dans une maison symbole d'une époque de liberté, d'excès et de création.

La visite se fait en une demi-heure et deux par deux. L'artiste était collectionneur, l'espace est exigu. Objets précieux, intimes, Gitanes et Repetto blanches pour un voyage qui bouscule, accompagné par la voix de sa fille, Charlotte Gainsbourg.

Si les caméras sont interdites, les premiers visiteurs ont pu profiter de ce bond dans l'espace-temps : "Ce qui marque le plus c'est l'odeur et la beauté du lieu", raconte l'un d'eux.

Tout, jusqu'à la scénographie, reste fidèle à Gainsbourg : "C'est un cas unique de sanctuarisation pendant 32 ans. Quand on est rentrés là-dedans pour commencer à travailler, on avait le sentiment de rentrer dans le tombeau du pharaon", explique Sébastien Merlet, commissaire scientifique de la Maison Gainsbourg.

Les visites sont complètes jusqu'en janvier. Comptez 25 euros pour découvrir la maison et le musée.

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