Comme le dit un jour notre confrère de Diapason, Mehdi Mahdavi, "de tous les contre-ténors — assurément — Bejun Mehta est celui qui a la plus grosse". Et effectivement, au Royaume des falstettistes, où le volume fait parfois figure d'incongruité, Bejun Mehta est parvenu à imposer un organe opératique, intense, à la fois ample et capable de se plier à toutes les contorsions voulues par Händel ou Mozart. Nous le rencontrons alors qu'il chante à Bruxelles, aux côtés de René Jacobs — sa bonne fée — le rôle d'Orlando,... le rôle de sa vie.