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MPL - Ma pauvre Lucette - L'amour d'un garçon
Album : https://smarturl.it/mplxletoile
Musique et texte : MPL (couplets), J.L. Azoulay / G. Salesses (refrains)
Label : Général Coulis
©2015
www.mplofficiel.fr
[email protected]
PAROLES
On doit sûrement pouvoir chanter heureux quand ça va pas.
On doit sûrement pouvoir marcher droit.
Vivre c’est perdre du temps, alors on se traîne tard,
Le temps libre étouffé par la fatigue du soir.
Ce temps là on y tient, sa pénurie nous guette.
Un coucher de soleil vient jouer les trouble-fête.
Des jours tristes où rien ne se crée, tout se transforme.
On rêve de coincer les taureaux par les cornes.
On oublie vite qu’on apprend de nos ivresses.
On recolle un à un les souvenirs qu’on laisse.
Sans trop laisser de traces, on s’écrit une histoire,
On vit loin du passé, on travaille la mémoire.
On est partout à la fois mais la terre est grande.
Grand écart impossible qui tire entre les jambes.
On collectionne nos addictions, on chasse la satiété.
On dessine de la main gauche pour ne pas s’ennuyer.
Une fille,
Ça a le cœur tout rempli de chansons,
Qui refleurissent à toutes les saisons,
Pour l’amour d’un garçon.
On dit qu’on se rappelle et qu’on se voit bientôt,
Pour courir derrière un ballon, ou repartir à zéro.
On sort pas trop de nos cercles, les autres restent chez eux.
Les jeunes nous font déjà peur alors on se moque des vieux.
On n’est plus vraiment prêt à mourir pour des idées,
On a fumé le hache de guerre, enterré le calumet.
Tous les ennemis sont loin, alors on se repose.
C’est en temps de paix que tout se décompose.
On veut découvrir le monde mais flanche au premier pas.
Et comme le chemin parait moins long la deuxième fois,
On reste en terrain connu, en liberté partielle.
Toutes les gouttes de l’océan ne verront pas le ciel.
On nous a pas vraiment appris à prendre les devants,
On tire en l’air pour se faire entendre des plus grands.
On fait la queue au comptoir comme tout le monde.
Et on attend son heure quelques secondes.
REFRAIN
C’était quand la dernière fois qu’on a parlé a une inconnue.
On s’est construit des barrières qu’on ne franchit plus.
On cherche celle qui pleurera sur le quai.
On suit des belles quelques rues avant de reculer.
Les occasions ne manquent pas mais on les laisse passer.
On ne joue le jeu que quand on est sûr de gagner,
On se fait beau le jour en attendant le grand soir.
Et on va danser quand on ne sait plus où s’asseoir.
On a peur de finir coulé dans du béton,
Alors on joue à cache-cache avec nos illusions,
On cherche la fille, on se fait des histoires,
Sur les pavés, chaque talon bouscule nos trajectoires.
On creuse la terre, on est chercheurs d’or,
On se dit que ça vaut la peine, alors on creuse encore.
Finalement, le coup fatal est porté dans le dos,
On aimera pour de vrai, après tout par défaut.
REFRAIN