Beaucoup d’articles présentent les personnes selon leurs couleurs. Personne jusqu’à maintenant n’a posé cette question dans les médias français. Je profite de ce cours pour vous poser cette questions et nous interroger sur la façon dont on envisage nos congénères les êtres humains. En fait, on ne remet jamais en question la manière dont on traite les êtres-humains que l’on soit africain, européen ou américain, on reste toujours des êtres - humains. Aujourd’hui, ma démonstration va porter sur le fait d’utiliser le mot noir dans le titre des journaux. Pour répondre à la question, je vais aborder l’aspect linguistique.
Du point vue linguistique, les mots peuvent transmettre l’idée d’une personne, d’un objet (des choses réelles)ou des concept irréels comme des idées. Quand on veut définir les concepts, il faut utiliser les mots qui sont à notre disposition, sinon il faut chercher les termes qui sont proches. Dans le cadre des articles des journaux, le mot “personne noir” signifie une personne qui est d’origine africaine. On n’utilise jamais le mot “personne jaune” pour référer aux asiatiques. On verra seulement le noir et le blanc. Le titre comporte ce terme pour transmettre des pensées qu’il y a les différences entre les personnes blanches et noires. Je vais prendre un exemple simple. Si on vit dans un monde dans lequel on ne fait pas attention à l’origine des personnes, on ne verra jamais apparaître dans la littérature une définition des origines des personnes ou en tous cas, on pourra parler de l’origine sans porter sur la couleur de la peau.
Si on est d’origine méditerranéenne ou si on est d'origine bretonne. On est toujours français mais les médias soulignent la couleur d'une personne. Vous aimeriez dire que le policier blanc tue un contrevenant noir. Il le tue en raison de son origine. Je suis d’accord avec vous. Il faut l’expliquer dans l’article des journaux, mais le mot “noir” dans l’article sous entend qu’il y a des différences entre des personnes d’origines différentes. Peut-être que les articles des journaux ne sont pas clairs pour classer la catégorie des personnes mais le mot “noir” nous fait avoir des pensées des catégories des personnes car il apparait tous les jours. Je prends un exemple avec la publicité des chewing gum. Tout d'abord, je n’y fais pas attention mais tous les jours, elle est omniprésente et elle m'obsède. Enfin, j'en achète. C’est pareil entre cet exemple avec les concepts des médias. En Chine, les médias sont contrôlés pour limiter les concepts qui provoquent des pensées négatives. Les médias voudraient toujours des concepts pour attirer l'intérêt des lecteurs. Le sujet du président OBAMA n'était pas pertinent si l’article ne souligne pas la couleur de ce président. Enfin, je présente le cas d'une chercheuse vietnamienne, consultante en relations interculturelles qui fait des études justement sur le mélange des cultures dans les entreprises multiculturelles. Une association de défense des droits de la femme au Vietnam a pour slogan : “Une femme forte pour le pays et qui travaille bien à la maison”. Dans la guerre, les femmes vietnamiennes faisaient de leurs mieux pour le pays et elles sont parfaite à la maison. Dans nos pensées, les hommes sont libres à l'extérieur pour travailler, pour gagner de l'argent. Si on réécrit le slogan “Un homme fort pour le pays et qui travaille bien à la maison”. C’est normal dans la société française mais cela semble inconvenable dans la société vietnamienne. Si on écrit dans le titre des journaux : “le policier noir tue un blanc” ou “le président blanc américain John Biden”, on ne les trouve pas raisonnables et un peu ridicules. Si on veut changer les concepts des titres, ce sera difficile.