Sandrine Attal / Olivier Touzet
C’est un village accroché aux collines
Derrière les maisons, le chemin se termine
A l’entrée, la source charrie l’eau
jusqu’au petit bistro qui fait face a l’église
C’est un pays où les forêts s’étendent
A l’orée des sentiers de l’été à décembre
C’est un endroit où les parisiens descendent
Fleurir les cimetières chaque 1er novembre
Refrain
Et toi, au fil du temps, tu te reposes
A l’ombre du silence, sous les feuilles des ormeaux
Et toi, au fil du temps, tu reposes
Bercé par l’indulgence d’un souffle d’étourneau
C’est une plaine esseulée aux horizons fanés
C’est la terre où tu es né
un berceau oublié au fil des années
Où des villages entiers ont été désertés
Sur les pierres de granits rose,
défilent les ombres que la lune dépose,
et murmurent quelques vers d’une prose
sur les larmes de peine à peine écloses
Et toi, au fil du temps, tu te reposes
A l’ombre du silence, sous les feuilles des ormeaux
Et toi, au fil du temps, tu reposes
Bercé par l’indulgence d’un souffle d’étourneau
C’est un village suspendu à la vie,
Ou les fous rires oubliés des marmots dominent
Et au-dessus des ruisseaux qui s’étirent
S’affranchissent des tirades de larmes naphtalines
je viens à l’heure ou l’horizon dispose
Pour te lire quelques lignes avant que ne se nécrosent
Les sanglots que mon cœur ankylose
Et sur ce tombeau, une épine, je dépose
Et toi, au fil du temps, tu te déposes
A l’ombre du silence, sous les feuilles des ormeaux
Et toi, au fil du temps, tu te reposes
Bercé par l’indulgence d’un souffle d’étourneau