Bluff [FILM] [HD]

Опубликовано: 17 Июль 2026
на канале: AMB Production TV
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Georges est un Monsieur de 67 ans. Il y a de nombreuses années, à la
suite d’une tentative de suicide au couteau, Il commence à connaître
l’enfer de la psychiatrie. Il est déclaré bipolaire. Une longue hospitalisation
en milieu psychiatrique et quelques mois dans une centre de rééducation
mentale. Il s’y fera des relations avec les autres patients. Il a une capacité
à aller vers les autres et à leur tendre la main. Il en sortira avec des
souvenirs plein la tête et la peur de ce monde qui s’offre à nouveau a lui.
Quelques rechutes. Hospitalisations en milieu ouvert ou fermé. Enfin, 10
ans après, il se retrouve dans le même centre de rééducation mentale.
C’est là que se situe l’action du film Bluff.
Là, il va vivre la très douloureuse expérience de la solitude absolue.
Personne ne viendra à lui, pas plus les soignants que les malades. Dans
une détresse insupportable, il revit ces mois passés, il y a si longtemps,
dans cette réclusion médicale. Il y retrouve, enfermés dans sa tête, ses
anciennes compagnes de misère. Il se replonge alors dans leur détresse
en se lançant directement dans une recherche de sa propre personnalité
perdue. Chacun revit par le prisme de la mémoire de Georges les
déchirures mortelles qui l’ont amené à n’être plus du monde des humains.
Georges est un peintre, plutôt médiocre. Les femmes qui l’ont obsédé
durant son premier séjour au centre, 10 ans plus tôt resurgissent dans
son esprit à travers la représentation d’une jeune personne de sexe
féminin qui se multiplie dans sa tête. Il trimballe en permanence deux
tableaux censés être le portrait de son frère jumeau Louis et de lui-même.
Il représente en réalité deux ours enfantins, qu’il a peints jadis.
Ses tableaux sont sa seule alternative pour être encore en phase avec le
monde des vivants. Son frère, lui, est l’unique personne qui lui tendra la
main jusqu’au bout du chemin. On l’appellera Louis. C’est en réalité mon
frère jumeau Éric à qui je dois, avec d’autres, médecins et amis, membre
de ma famille, d’être encore vivant. J’ai voulu saluer mon frère Eric et lui
dire tout l’amour que je lui porte.
J’ai voulu aussi dans ce film, témoigner de ma propre expérience. J’ai
taché de n’égratigner personne. Dieu sait que j’ai connu des méchants, de
vrais monstres. Aussi bien chez mes compagnons que chez ceux,
soignants, dont la mission eut été de nous sortir de ces sombres rivages.
J’ai voulu faire renaître les personnalités les plus fortes que j’ai croisées
pendant ces longs mois. Les méchants étaient immondes, je l’ai dit, mais
les gentils étaient si gentils qu’ils m’on enrichi par la somptuosité de leurs
êtres. J’ai voulu aussi dénoncer les aberrations de notre système
psychiatrique dans lequel toutes les pathologies, des plus graves aux plus
légères, sont mélangées dans toutes les structures. Et ce au détriment de
chacun. Créant des murs qui ont pour résultats de nuire à la guérison de
chacun.
Ce film est un cri. Celui que je crie chaque jour pour enfin ne plus être
montré du doigt par ceux qui se croient normaux, comme ils disent.
Olivier Hémon.

2002, Georges, à la suite d’une tentative de suicide hyper violente, est déclaré malade mental. Bipolarité. 6 mois d’hospitalisation et 4 mois dans un centre de rééducation mentale. Il y nouera des relations souvent douloureuses. Allant toujours vers l’autre, celui qui souffre, il y liera des amitiés fortes et des inimitiés tenaces. 10 ans passent. Après de nouveaux séjours en hôpital psychiatrique, il se retrouve dans le centre de rééducation. C’est à cette époque que se situe l’action du film. Dans une solitude totale, il y revit ses relations passées. À la recherche d’une identité perdue, la douleur est si forte qu’il finira par commettre un suicide cette fois abouti. Son frère Louis, témoin de cette descente aux enfers, sera le seul à lui tendre la main. Trop tard, l’institution n’aura pas su le délivrer des ses démons.


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Production AMB Production
Eric PAULLE