Thierry Coulhon, président du directoire de l'Institut Polytechnique de Paris, était l’invité de Magali Forestier, dans « On se dit tout », sur L’Hémicycle TV.
Dans une société française où « les universités ont eu du mal à exister parce qu’elles étaient gouvernées par le pouvoir central », la situation a évolué : « Aujourd’hui, nous sommes dans une période de réarticulation et nous dépassons les oppositions grandes écoles / universités », analyse Thierry Coulhon, président du directoire de l'Institut Polytechnique de Paris, établissement public d’enseignement supérieur et de recherche qui réunit six grandes écoles d’ingénieurs françaises. Engagé en faveur de la diversité et de l’inclusion, l'établissement a mis en place « une stratégie qui repose sur le mentorat, l’accompagnement à tous les niveaux, mais aussi regarder les choses telles qu’elles sont, c’est-à-dire faire le travail d’analyse des flux », explique-t-il.
Sur la représentativité des femmes dans le domaine scientifique, « il y a autant d’admises que de candidates » à l’Institut, constate le président. Pour lutter contre les « stéréotypes » et le phénomène d’ « auto-censure » installés, « il serait bon d’inciter les recteurs à encourager les proviseurs et les professeurs de lycée à demander aux filles de prendre maths expert, et à insister pour qu’elles ne se censurent pas », appuie-t-il.
Au monde de l’enseignement supérieur, Thierry Coulhon adresse un message : « Cessons d’interpeller les politiques, prenons-nous en main, conseille-t-il, en ayant comme azimut les grandes missions, les compétences, la formation des jeunes, la recherche, l’innovation et les grands défis ».