Dans un environnement macroéconomique incertain, et avec un ralentissement très fort de l’investissement en bureaux fin 2022, les chiffres du T1 pour la partie transactions utilisateurs étaient attendus avec une certaine fébrilité.
Après un 4ème trimestre 2022 en ligne avec la moyenne décennale d’avant Covid, le marché francilien connait un véritable coup de frein au 1er trimestre : -39 % par rapport au même trimestre de l’année dernière.
Avec 317 000 m², l’Ile de France réalise son moins bon démarrage depuis 2002 !
Toutes les tranches de surfaces sont concernées, mais c’est surtout le faible nombre de grandes transactions en + 5000, 6 contre 16 l’année dernière et un volume qui baisse de 69 % qui impacte le volume globale.
Alors, après une année 2021 et une année 2022 plutôt encourageantes assiste-t-on à un retournement de marché et au début d’une nouvelle crise ?
Tout d’abord un premier trimestre ne fait évidemment pas l’année et par exemple, en 2004, avec un démarrage similaire le marché avait fini à près de 2 M de m².
L’enjeu porte une nouvelle fois sur les grandes transactions, leur baisse au premier trimestre est-elle purement conjoncturelle et due à un malheureux hasard du calendrier ou est-ce une tendance lourde ?
Les 3 moteurs importants qui conduisent les entreprises et particulièrement les grandes entreprises a déménagé se sont-ils déjà essoufflés ?
L’optimisation des surfaces dû au télétravail, le décret tertiaire accompagné par l’importance grandissante des stratégies RSE et les enjeux RH ne sont-ils plus à l’ordre du jour ?