Le flûtiste Daniel Laberge interprète "For all we know" composé par Fred Karlin et popularisé par The Carpenters.
Vidéo musicale présentant une partition auto-défilante de ce que je joue avec des scènes de nature en arrière-plan.
Bienvenue sur mon coin de rue,
Depuis le printemps 2007, je joue de la flûte traversière sur la rue, dans les places publiques et dans le métro de Montréal.
J'ai décidé de partager ma musique avec tous ceux qui ne visitent pas Montréal.
Chaque pièce est accompagnée d'une vidéo musicale présentant une partition auto-défilante de ce que je joue, avec des scènes de nature en arrière-plan.
Une enfance musicale
Mes parents jouaient tous deux de la flûte traversière et la musique était l'un de leurs passe-temps préférés.
J'ai commencé avec la clarinette et le piano, mais un jour j'ai essayé la flûte de ma mère et elle ne l'a jamais revue.
Mon père enseignait la flûte à l'école de musique de la ville certains soirs et en fin de semaine, et ma mère le remplaçait à l'occasion. Payer pour une gardienne n'aurait fait aucun sens, alors j'assistais à la plupart des cours qu'ils donnaient. J'ai commencé à enseigner la flûte et la théorie musicale dès le début de mon adolescence.
Jouer à la télévision nationale à douze ans
À douze ans, Wilfrid Pelletier, fondateur de l'Orchestre symphonique de Montréal, m'a invité à son émission hebdomadaire sur les ondes du réseau de Radio-Canada.
J'ai joué "Sérénade" Op. 3 No. 5 de Franz Joseph Haydn en solo avec un accompagnement de piano
Je suis entré au Conservatoire de musique à temps plein à l'âge de quatorze ans.
Chaque été, je passais plusieurs semaines au Camp musical du Mont-Orford où je rencontrais des musiciens et professeurs renommés.
J'aimais jouer de la flûte, mais j'appréciais aussi les contacts sociaux qui s'ensuivaient.
Choix de carrière
À dix-sept ans, une carrière de flûtiste professionnel m'intéressait.
À l'époque, il n'y avait qu'un chemin pour y arriver; il fallait jouer dans un orchestre symphonique.
Cela m'embêtait, car je ne peux supporter l'autorité qu'exerce le chef d'orchestre sur les musiciens.
D'avoir mon patron, bâton en main, qui bougonne devant moi à longueur de journée ne correspondait pas à ma vision du respect.
Quand j'ai atteint dix-huit ans, j'ai opté pour la direction d'orchestre au Conservatoire de musique au lieu de la flûte.
Un an plus tard, j'ai encore bifurqué; je suis entré en composition à l'Université de Montréal.
Pop, jazz et improvisation
Même si j'étudiais la composition à temps plein, je jouais souvent de la flûte.
Je me suis rendu compte que ma formation musicale avait été particulièrement axée sur la lecture et l'écriture.
J'avais du rattrapage à faire dans d'autres aspects; comme jouer à l'oreille et improviser.
J'ai joué dans plusieurs ensembles jazz et pop, y apportant à l'occasion mes propres compositions et arrangements.
Je dois avouer que j'ai développé mes habiletés à jouer à l'oreille et à improviser de moi-même, en jouant en même temps que mes enregistrements préférés. Aucun professeur ne m'a jamais aidé.
La flûte dans le placard
J'étais devenu un compositeur professionnel avec mon propre studio.
Je préférais travailler avec la voix qu'avec la flûte.
J'ai mis sur pied plusieurs formations musicales, groupes et duos en formant des équipes de co-écriture avec des chanteurs(ses).
Cependant, sur scène, je préférais les claviers. Je jouais du saxophone à l'occasion, mais rarement de la flûte.
Daniel Laberge a joué dans MollyBelle & Dax au début des années 1990.
La flûte comme après-carrière
Au printemps 2002, j'ai commencé à arpenter les rues de la ville en prenant de longues marches.
J'appréciais l'ambiance et la paix qu’apportaient les musiciens ambulants à des rues et des couloirs de métro mornes et ennuyeux. J’encourageais ceux que je rencontrais.
Cinq ans plus tard, c'est une mixture d'intérêt et de nécessité qui m'a poussé à sortir ma flûte du garde-robe, où elle était restée une quinzaine d'années, et à commencer à pratiquer et monter un répertoire.
Continuer à apprendre
Je suis étonné d'en apprendre encore autant chaque année.
Ceci ne vient pas sans effort; comme intégrer de nouvelles pièces ou de nouveaux styles.
Jouer sur la rue peut devenir physiquement éprouvant puisqu'on travaille pendant plusieurs heures dans des conditions souvent hostiles.
Je n'utilise pas d'amplification pour ma flûte, alors je dois remplir de son de grands espaces uniquement avec ma force pulmonaire.
Je me déplace pendant que je joue.
Les auditeurs s'approchent très près de moi et j'apprécie cette proximité.
En fait, ces échanges et cette complicité constituent mon intérêt principal.
Je vous souhaite une journée musicale.
Daniel
Pour plus d'information et une sélection complète, visitez le: http://www.daniellaberge.net/