Enregistré et mixé par Sebastien Le Clainche au Studio Moustik.
Masterisé par Arthur Lauth.
Pochette par Le fluf (instagram : / joey.gluten )
Chant : Arthur Naudin
Guitare : Yoann Charrais
Basse : Yann Morel
Batterie : Mael Tassel
** Paroles : **
Les lèvres gercées cousues sur nos bouches tordues
Supportent mal sueur et chaleur
J'ouvrais le gaz pour le café et puis tout a fondu
Le temps, l'été, j'ai pas vu passer les heures
Faut dire sous un tel soleil de plomb
L'état solide n'est jamais bien
Tout est flotte et tout glisse
Toute la poussière s’immisce
Se mêle au café dans le torréfacteur
Par chance j'ai remis de l'eau à frémir
Par inadvertance j'y ai fait infuser le pire
Oh ! À nous tendre chaque nuit ses bras moites sans qu'on les rattrape
Des aisselles de Morphée se dégage une odeur de pétrole coupé à l'eau de rose
Oh ouais ! Nos paupières sont lourdes !
La première tasse qui passe je la balance au hasard
à travers la pièce, peu m'importe (qu'importe) qu'elle blesse
L'un de ces visages bizarres à la gorge sèche
échappés des songes pour vider les gourdes
S'écharper dans les volutes caféinés dont l'odeur
Se charge de tout ce qui tombe par inadvertance
Dans le torréfacteur
La peau se met à frémir sans prévenir
Pas question de crever avant d'avoir pu dormir
Avant que le sommier ne came on marche on plane
Épuiser les stocks et les doutes
Puisque le sommeil grille on s'en ait fait des tartines pour la route
Visages bizarres errants sous mon lit
Remplissez ce réservoir, le plein pour la nuit
De quoi rouler jusqu'au lac gelé
Où l'on aurait aperçu quelques glaciers sauvages endormis
Loin des fortes chaleurs et des insomnies...
Reversez du café, remplissez du mazout
Et cessez d'y verser ce sucre de canne
Comme si sans ça j'avais pas déjà
assez d'un crâne en chocolat...
Ne soyez pas si naïfs il n'y a qu'en rêvant
Qu'on puisse conquérir la banquise en la caramélisant...