Météo du Jeudi noir: Macron royalement indifférent
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Emmanuel Macron ne surprend plus, il déçoit… Un article récent du Parisien titré : Emmanuel Macron, la stratégie de l’effet de surprise permanent analysait la volonté du président de “prendre de court ses ministres et les administrations” pour les confronter à “une pratique déstabilisante mais totalement assumée”. Cette dernière n’a-t-elle pas révélé ses limites ? Le 18 janvier, lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron dénonce “les contrevérités et les mensonges” des socialistes en rappelant la réforme de Marisol Touraine et les 43 années de cotisations. C’est plus calme de l’autre côté des Pyrénées Puis le 19 – la journée organisée contre le projet de réforme des retraites a été suivie massivement au-delà même des espérances syndicales -, il s’est trouvé à Barcelone en Espagne, avec quelques ministres, pour le sommet France-Espagne et signer un accord d’amitié franco-espagnol dont la date aurait sans doute pu être déplacée même si le rendez-vous était pris depuis l’automne. Olivier Dussopt, le ministre du Travail, était resté, lui, à Paris. Le président aura eu tout de même le temps de disserter sur la littérature dans un quotidien avec un écrivain espagnol : “la littérature il n’y a que ça de vrai” ! Cette affirmation n’imposait aucune précipitation… Philippe Martinez souligne bien sûr que pour le président “ç’aurait été le moment de rester en France”. Mais il lui fallait surprendre et afficher une sorte d’indifférence royale et de décalage condescendant à l’égard de ce qui allait se dérouler dans notre pays et qui était un moment capital. Pour résumer ma pensée, rien de plus lassant, telle une perverse prévisibilité, que cet “effet de surprise permanent” qui donne le tournis au citoyen et lui fait regretter la stabilité, même avec leurs humeurs, de certains de ses prédécesseurs, par exemple Georges Pompidou il y a 50 ans, avec la synthèse qu’il avait su accomplir entre majesté et simplicité. On pourrait reprendre beaucoup des actes et des interventions passés du président, quelle que soit leur tonalité, et on constaterait à quel point la politique du “en même temps” ne l’a jamais été en réalité, dévoyée par des embardées successives et contradictoires moins fondées sur un souci de plénitude que par un opportunisme cousu souvent de démagogie. Avec d’ailleurs une très médiocre intuition de ce à quoi aspire le sentiment populaire. Notamment, dans un domaine qui m’es