Un après-midi, Koyomi Araragi, adolescent solitaire, fait une rencontre mémorable : une autre étudiante, l'exubérante et jolie Tsubasa Hanekawa, lui parle de la rumeur voulant qu'une vampire blonde rôde actuellement dans la ville. Le soir même, pendant ses courses, Koyomi aperçoit une traînée de sang qu'il décide de suivre jusque dans une station de train déserte… et c'est là qu'il trouve la vampire blonde sans défense, étalée sur un quai, démembrée. Ce monstre aux pupilles dorées, aux longs cheveux d'un blond platine et à la poitrine généreuse, c'est Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, qui a vécu la moitié d'un millénaire. Féroce et hautaine en dépit du fait que ses bras et ses jambes manquent à l'appel, la vampire déclare qu'elle autorise gracieusement Koyomi à lui sauver la vie; pour ce faire, il devra sacrifier sa propre existence — ou à tout le moins son existence d'être humain ordinaire.
Si vous ne connaissez ni les romans ni les nombreux anime de MONOGATARI, soyez sans crainte : ce film constitue un excellent tremplin, puisque c'est le point de départ des aventures surnaturelles de Koyomi, et son initiation. En 2016, trois longs-métrages avaient été produits, mais hélas, ces titres étaient virtuellement introuvables en Occident. Par la suite, le coréalisateur, Tatsuya Oishi, a été appelé à superviser un travail de révision important, et le résultat de cette démarche est KIZUMONOGATARI: KOYOMI VAMP, version revampée (eh oui) de la trilogie de 2016. Inventivité, irrévérence, fragmentation narrative et ruminations existentielles rappellent la Nouvelle Vague du cinéma français, mais Oishi a aussi conservé les caractéristiques distinctives de ses anime : esthétique élégante et séquences de combat très dynamiques. Raffiné, sournois, époustouflant, avec quelques bouts de texte à l'écran qui soulignent l'humour débonnaire et autodérisoire de la série, c'est une sorte de cauchemar néo-gothique grandiose et d'avant-garde, éclaboussé de sexualité adolescente facétieuse et d'une quantité copieuse de sang. Mordez-y à pleines dents! – Traduction: David Pellerin
Teenage loner Koyomi Araragi has a memorable encounter one afternoon with a fellow student, the lovely and ebullient Tsubasa Hanekawa, during which she mentions rumours of a beautiful blonde vampire stalking the city. The very same evening, while running an errand, Koyomi follows a trail of blood into an empty train station. It leads him to an even stranger meeting—the vampire in question, splayed helplessly on the platform with her limbs severed and missing. Fierce and haughty despite her incapacitation, the platinum-tressed, golden-eyed, bounteously bosomed monster is Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade, who has lived for half a millennium, and she tells Koyomi that she will graciously allow him to save her life. To do so will cost Koyomi his own life—or at least, any normal human notion of living.
Those unfamiliar with the novels and anime series of the now-extensive MONOGATARI franchise, fear not (or not much, anyway). Extensively revised and reworked (revamped, if you like) from a trilogy of feature films released in 2016 and effectively impossible to find in our part of the world, KIZUMONOGATARI: KOYOMI VAMP is your starting point, a prequel that chronicles Koyomi’s initiation into the supernatural realm. Overseen by original co-director Tatsuya Oishi, this resurrection retains the distinctive characteristics of his anime work, not just the dynamic battle scenes and elegant aesthetics but the echoes of French New Wave cinema: the inventiveness and irreverence, narrative fragmentation and existential rumination, and flashes of text to underscore the series’ offhanded yet self-aware humour. Sleek, sly, and startling, it’s a grandiose, avant-garde, neo-gothic nightmare, spattered with splashes of teen sex farce and copious quantities of blood. Bite into it! – Rupert Bottenberg