Le prieuré Sainte-Marie de Serrabona (ou Serrabone) [début du XIe siècle] est situé sur la commune de Boule-d'Amont [Pyrénées-Orientales], à une trentaine de kilomètres de Perpignan, dans le massif des Aspres sur les contreforts est du massif du Canigou.
La 1e mention d’une église paroissiale dédiée à la Vierge date de 1069. Le vicomte de Cerdagne et de Conflent y installent des religieux augustins composés de chanoines et de chanoinesses. Les chanoines assurent l’pffice paroissial et élisent un prieur en 1082.
L'église est construite en deux temps. La nef étroite en moellons irréguliers voûtée en berceau est d’abord construite. Les collatéraux, le transept et un chevet semi-circulaire sont ajoutés ensuite.
La collégiale est consacrée le 25 octobre 1151 par Artal l’évêque d'Elne, accompagné de Bernard Sanche, évêque d'Urgell, et des abbés de Saint-Michel de Cuxa et Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech. L'acte rapportant la consécration signale l’action majeure du prieur Pierre Bernard et des habitants de Serrabone dans la construction.
Le décor sculpté obéit au principe d’ornementation présentant de nombreux animaux (centaures, monstres, cerfs, gueules de lion….) tout en reprenant le thème de la façade : la manifestation de Dieu grâce à l’Agneau.
Cette courte antienne de communion prend place à la fête des Innocents, dans l’octave de Noël, le 28 décembre. Elle met en scène Rachel pleurant le martyr des enfants de Bethléem tués par Hérode (Matth. 2).
Voc in Rama audita est,
ploratus et ulululatus :
Rachel plorans filios suos,
noluit consolari quia non sunt.
[Une voix s’est faite entendre dans Rama
Des pleurs et des cris lamentables :
c’était Rachel pleurant ses enfants,
elle n’a point voulu se consoler parce qu’ils sont morts.]