Convulsions

Опубликовано: 08 Август 2026
на канале: Claude4268
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Convulsions

Il se pourrait qu’un jour, à l’autre bord
des couleurs de la divinité, tout un peuple d’oiseaux
décide d’entrer dans le firmament, pour qu’il y ait accord
des points de partage entre le visible et l’invisible,
entre le connu et l’inconnu.

Je sais qu’il y a quelque chose qui brûle de l’intérieur.
Tout relève de l’heure bleue qui fait de l’idéalité
des passages hasardeux d’un monde à l’autre
une improbable galaxie de toutes les voluptés.

C’est là qu’apparaissent dans un silence attentif des êtres embryonnaires.
Ils sont les grands buveurs des ombres menaçantes.

Et j’ai voulu que ce lieu de confusion suscite davantage de désirs insensés.
Car l’éternel a l’audace de s’introduire ici dans l’ordinaire,
comme s’il lui était possible de revenir à l’incohérence dangereuse,
en quelque sorte, harmonique.

Celui qui fait d’un mur une fenêtre
continue quelque forêt native qui préexistait.
Il se voit donc lié à l’enfantement perpétuel de l’initial.

Après la terre de son voyage, qu’y a-t-il encore de possible ?

Je ne dis pas qu’il faut sortir de l’ombre.
L’ombre tourmente la lumière, mais l’ombre est belle
quand la lumière voyage l’enfance de tous les visages
et de tous les regards de la nuit multidimensionnelle.

J’affectionne la lumière indécise, secrète.

Je veux faire mon chemin d’aube
dans les vibrations des ombres,
lorsque le tracé des ombres joue à cache-cache
et que les formes, même les formes parlent !

Mais je m’accorde à tenir pour réelle la présence de l’informe.
La non-forme s’installe là où le lieu d’émergence l’attend.

Rien n’est écrit et pourtant tout est écriture.

L’ombre de ce qui est se cache
dans l’ombre de ce qui paraît.

Les enfants de mon royaume pénètrent dans le monde en nageant
et comment ils parviennent à cette mer de nuages, tout cela reste un mystère.

L’ombre bouge
et je m’enroule en rond
sur le ventre chaud du monde
comme un du dedans.

De la fenêtre aux ombres dorées
brusquement ouverte, nombre d’astres ont surgi.

Pourquoi cette odeur de vent et de planète plutôt qu’une autre ?

Derrière chaque ciel, il y en a un autre.
J’ouvre grand mes yeux vers ce ciel pénétrable, transparent.

L’espérance d’un dessein intelligent des étoiles
n’est jamais que le début de l’ouverture à la rencontre.

Il se passe quelque chose la nuit, mais quoi ?

La part sombre et expérimentale de l’être est ouverte
et immense d’étoiles pour une quête à l’infini.

La clef se trouve quelque part entre la mécanique des ombres et les couleurs du blanc.

L’ombre de l’ombre est indispensable
pour y inclure le premier instant de la première rencontre.

Tout a commencé il y a moins d’une seconde !
But suprême de la photographie : faire s’envoler la forme d’un moment.

L’être créé procède de la matière brûlante,
tandis que le jardin de Dieu planait au-dessus
pour de longues nuits très lumineuses.

Je ne dirai plus rien de l’inquiétante vie
de l’éternel troublé dans son rapport avec l’éphémère.

Tous les plaisirs du corps poursuivent jusqu’au bout
leur jeu incertain des lumières et des ombres.

Les nuages le tinrent par les cheveux ce vent solaire qui, en eux, a visité
tous les points de l’univers et, lentement les points luminescents se déversèrent
dans l’eau et les reflets avec une douceur et une violence d’amour.

J’aime trop le fantastique, l’anticipation pour aimer les rationalismes.

Le noyau le plus sensible réapparaît
aux heures les plus profondes de la nuit.

Qu’adviendrait-il si les îles se muaient en étoiles et si, pour l’infiniment grand,
toutes les joies de s’élever ressemblaient à celle-ci ?

Si le divin pouvait être accessible à l’existence de ce qui existe,
il y aurait un mariage possible, dans l’ici et le maintenant,
de l’idéal et de la contingence, donc la proximité du transcendant.

Enfin, chacun verrait combien l’idée de transcendance est attirée
par l’immanence lumineuse, combien les verticales du feu
sont liées à l’axe horizontal de l’eau.

Les dunes sculptées par le vent épousent la surface de la mer agitée.

Mais la lumière ferme les yeux.
Le bleu s’est endormi dans le ciel.

Les longues files de nuages caressent les contours du champ visuel,
elles ne font que passer par-dessus les éclairs et migrent en permanence.

Nu sur la page, le mot île
revendique ou désespère
sur le sable la trace d’un pied nu.

Et le signe effacé dans les déplacements de l’ombre
emporte un morceau de l’âme de la terre.

Mais je ne regrette rien de mon retour matriciel.

La pensée de l’espace induit le langage des formes rêvées.

Rivage. Départ vers l’infini imaginaire humain.

Text/Sculpture/Photography : Claude4268
Music by youTube Audio Library
Title : Digital Memories
Artist : Unicord Heads